L'art-thérapie s'inscrit pleinement dans la prévention et la lutte contre la perte d'autonomie des personnes âgées, en stimulant les capacités physiques, cognitives, expressives et relationnelles.

personnes âgées qui dansent
peinture et matériel de peinture
personnes âgées qui jouent de la musique

Le vieillissement en bonne santé est un enjeu de santé publique.
L’art-thérapie dans ce cas, peut s’inscrire dans des actions de prévention et de préservation de l’indépendance, en mobilisant et stimulant à travers l’activité artistique les capacités présentes.

Néanmoins, l’avancée dans l’âge peut engendrer des souffrances physiques et psychiques et des pathologies impactant considérablement la qualité de vie. S’ensuit alors une kyrielle de conséquences entraînant perte d’autonomie, anxiété, dévalorisation, repli sur soi, désintérêt total, apathie, difficulté à maintenir du lien.

C’est notamment le cas des maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson…) qui altèrent peu à peu fortement la qualité de vie des personnes âgées et conduisent fréquemment à une institutionnalisation.

L’art-thérapie constitue alors un soin complémentaire au suivi médical*. S’appuyant sur les capacités préservées, favorisant les gratifications sensorielles et le plaisir esthétique, elle cherche dans un premier temps à réamorcer l’envie. Grâce à la mise en place d’une pratique artistique adaptée, elle stimule les capacités physiques, cognitives expressives et relationnelles. La personne âgée va pouvoir expérimenter des perceptions corporelles, explorer et exprimer ses émotions, raviver des souvenirs, recréer du lien, retrouver de la motivation, nourrir le sentiment de dignité…
Ainsi, réactivant la sensation de bien-être, l’art-thérapie participe à la détente, à la diminution de l’anxiété, à raviver le plaisir à être.

* Pr Hervé PLATEL art thérapie et démence : apports de la neuropsychologie, revue de neuropsychologie volume 3, 2011. pages 205-206